Claude esteban, 2
Avoir choisi cette chambre ou ce mot – le privilège d’une lampe. Un dieu se donne dans le blé multipe. Son visage de vent dénoue un peu de nos désirs. Sans se moquer Les paraboles ont servi comme une terre, à l’aube, qu’on traverse. in La saison dévastée, Le jour à peine écrit (1967-1992), Gallimard […]
Claude esteban, 1
XLIX Couvrez-moi de couleuvres. Faites danser le fou, et que la foudre se démène. Le délire est partout. J’étais le prince d’un pays de ruse et de mensonge. Tous mes biens sont épars et ma couronne roule dans l’ordure. Maudites, ne m’approchez plus. Portez ailleurs vos rires, vos fanfares. J’aime ce lieu de ronces. lui […]
Francis Picabia
Il pleut et je pense aux pauvres gens pour qui il ne pleut pas J’adore cette phrase. Je l’ai découverte sur une carte postale il y a bien longtemps maintenant. J’étais alors surveillante dans un lycée à Nïmes. Cette carte ne m’a jamais quittée. Elle est d’ailleurs affichée sous la fenêtre à côté de mon […]
Benoit Conort
Enfin se dissout la lumière Une mouche Au soleil la peur la pierre blanche Coeur lent du lézard dans la chaleur Imperceptible reptation du jour La grange dépenaillée L’homme immobile Et la feuille qui tremble A peine Au-delà des cercles, Gallimard (coll. Le Chemin), 1992
Stéphane Audeguy
…et nous autres qui savons que les images aveuglent et mentent, nous qui savons que par leur nombre seul elles ont usé le monde, un goût de terre nous reste dans la bouche, et nous verserions bien des larmes, si nous avions des yeux. Nous autres, p. 12. Le voyage commence…
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