louise a.

s’habiller de lumière

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claude esteban, 14

ne trouvant plus le mot juste mais ce qui troue, traverse taraude guêpe, scorpion, scalpel fourmis milliers de fourmis rouges in Trajet d’une blessure, La mort à distance, Gallimard 2007

claude esteban, 13

Midi sous le soleil cette route jusqu’à l’horizon tranchante tout le dehors éclate, nous prend feu un buisson, une abeille, un grain de sable je me protège comme je peux avec des mots, le mot gel, le mot givre, le mot neige je les mêle dans une même phrase et je m’embrase dans ma peau. […]

claude esteban, 12

Ils ont ouvert, pour que le vent me prenne, toutes les fenêtres c’est le matin partout quelqu’un caresse longuement un morceau d’écorce on dirait, tout est si beau, que je suis là. Morceaux de ciel, presque rien, Gallimard 2001

claude esteban, 11

Où suis-je ? Où dire que mon lieu persiste et me confirme ? J’ai besoin de ces branches d’air, de ces murailles invisibles. Chaque fois, si je pars, c’est au-dedans la plus cruelle des blessures. Là-bas, je parle pour dissimuler. Les mots ont tous un goût de fiel, ils me maltraitent dans la voix des […]

claude esteban, 10

J’ai des jours qui ne servent plus, je vous les donne, ils pourraient grandir chez les autres, être légers, soyeux, pleins de soleil, moi, je les mets dans une boite grise sous la terre et je les vois pourrir, prenez-les-moi, faites qu’ils vivent, qu’ils deviennent des enfants qui jouent. in sept jours d’hier, Le jour […]

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