louise a.

s’habiller de lumière

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claude esteban, 8

Mon amour est si loin qu’il va mourir sans que je le sache mon amour est si loin que je crois que je le touche et je n’ai plus de main mon amour est si loin que j’ouvre, une à une, les portes et qu’il ne reste que ce battement dans le bleu. Morceaux de […]

Claude Esteban, 7

Je voudrais que quelqu’un s’avance et qu’il me dise que je me trompe je voudrais que le matin ne me regarde plus avec son couteau je voudrais que la mer apprenne un peu mieux la douceur des arbres et qu’il y ait du vent dans les pensées petites de ma maison Morceaux de ciel, presque […]

Claude Esteban, 6

XLIV Si tu veux nous respecterons la trêve d’un dimanche. Nous ferons taire, rien qu’un jour, nos fabuleux démons entrelacés. Tu me diras où est ta faille obscure. Tes remparts de silence, ton hiver. Je t’offrirai ce qui n’a pas de nom dans mon histoire. Ce vin très fort où je m’abreuve chaque nuit. Nous […]

Claude Esteban, 5

J’aurais voulu qu’une goutte de pluie m’abreuve j’enviais la soif parfaite des fourmis in Une journée déjà vieille, La mort à distance, Gallimard 2007

Claude Esteban, 4

Une fois, une fois encore, je m’avance vers la muraille, je t’appelle, je ne sais plus ton nom, je crie juste un mot, celui qui vient, soleil, et le soleil est sans chaleur, maison, et la maison se referme, je reviendrai, je trouverai le mot qui t’apaise. in sept jours d’hiver, Le jour à peine […]

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