louise a.

s’habiller de lumière

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Le début, 3

où est la mer d’amertume ? le marin désespérait Lenka savait savait l’amertume qui coule au coin de lèvres sirène de la Vltava Lenka chantait pour Libuse la statue de pierre

claude esteban, 20

Retirez-moi ce miroir, il ment, je veux voir la vie sur ses lèvres non pas la sienne, elle est trop loin, que sa vie vienne de moi, du sang que je n’ai plus de ces mots que je cherche, qui m’échappent. in Morceaux de ciel, presque rien, Gallimard 2001

du moi de l’inventaire

la vie est un ramassis de bricoles boutons, fourchettes, babioles je mange ma vie par tous les bouts de rien, d’amer, de mou je suce tous les rateliers anomalie miniature je tremble pour exister petite nature

Le début, 2

odeur de tilleuls place Venceslas quelque part dans la ville dorée un jeune homme au visage douceur prend le bus pour l’usine où il construit  des avions dans lesquels il ne volera jamais ses yeux verts clairs sont assombris ses fins cheveux sont pales ses mains de porcelaine sont brisées brisées par le travail le […]

Claude esteban, 19

C’était le temps des choses toutes petites, on avait tous les droits, juste pour rire ou pour rien, on pouvait prendre le soleil à pleines mains ou dormir sans remord dans le repli d’une chenille. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995

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