Le début, 1
Lenka se trouvait une nouvelle fois assise sur un des bancs de Saint-Nicolas c’était l’hiver dans la pénombre de la chapelle Lenka priait Lenka avait des cheveux noirs et courts un visage anguleux et fier Elle parlait peu Elle souriait peu Elle habitait une petite chambre au centre de Prague de sa fenêtre elle voyait […]
claude esteban, 18
Le coeur est si faible parfois qu’il peut mourir d’un mensonge j’ai touché ton bras dans la nuit, il était froid comme les arbres si tu m’aimes, ne reviens pas à l’heure où la terre manque. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995
Claude esteban, 17
Ou si le corps ne s’interpose plus de tout son poids nocturne. Soleil. Soleil et sol. Qui me retient Qui parle de poursuivre – in La Saison dévastée, Le jour à peine écrit (1967-1992), Gallimard 2006
claude esteban, 16
LXI Tu es si loin. Je n’entends plus ta voix dans le murmure jaune des jonquilles. J’écoute mieux. Je fais mine de m’endormir contre la terre. Tu aimais tous ces jeux d’enfants, jadis, je me souviens. Tu te cachais. Tu devenais papillon, abeille. Tu t’envolais. Tu venais boire sur mes cils. Veux-tu de moi pour […]
Au sujet de l’amour et du temps qui passe…
« Maman je t’aime » « Moi aussi je t’aime mon Poussin. Et tu resteras toujours mon Poussin, même quand tu seras grand. » « Ah non quand je serai grand, je serai ton coq ! »
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