Sandra Moussempès
SOI Une petite tache au milieu de l’ombre J’ai compris que la lumière de ce garçon venait de ses murs in Exercices d’incendie, Fourbis, 1994
Moi la prétentieuse brillante étudiante en poésie morte citant René Char et puis c’est tout
Allégeance Paris 1947 Dans les rues de la ville, il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l’aima ? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt […]
Jean-Claude Dubois
Que ma voix soit comme un accueil, d’une simplicité enfantine, d’une limpidité d’éclats de rire L’avenir doit rester une ultime élégance ; l’indifférence : l’une des pires saisons de l’automne et parler des bonheurs à venir doit cesser de me compromettre à tes yeux. L’épine et la mésange, Cheyne Editeur, 1993
météo
quand j’embrasse je ferme pas les yeux
nguyen khac hieu
Dans notre prochaine existence nous nous garderons bien d’être homme et femme Nous serons deux oies sauvages volant haut Les neiges aveuglantes les poussières rouges du monde nous les regarderons de loin comme si nous n’y étions jamais tombés pour A.
« Précédent — Suivant »