louise a.

s’habiller de lumière

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alabama song, Gilles Leroy

« Bébé, implorait Scott, arrêtons ce cirque, veux-tu ? Accordons nos violons. » Scott est très féru des expressions françaises, même s’il ne les connaît qu’à travers sa méthode Rosenthal, révisée avant chaque départ. Mais moi qui ne connaissais pas la métaphore populaire, j’ai entendu : « Accordons nos violences », et j’ai dit oui, tout de suite. Mercure […]

benoit conort, 2

Ne tends pas au jour son miroir de jour Ne cherche pas à la fleur une autre fleur pareille A coeur un autre coeur mouvant va passant oblique au plus près de l’ombre En avant où se défait le coeur     Pour une île à venir, Gallimard (coll. le Chemin), 1988

Claude Esteban, 21

LII Eloignez-vous. Je veux être moi seul dans mon vertige. Que je vent me traverse, et que vos mains ne sachent plus me secourir. Laissez-moi. C’est l’orgueil qu’il me faut, l’âme sans guide. Votre amour m’aveuglait. Je veux marcher jusqu’au matin, les yeux ouverts. in Conjoncture du corps et du jardin, Le jour à peine […]

claude esteban, 20

Retirez-moi ce miroir, il ment, je veux voir la vie sur ses lèvres non pas la sienne, elle est trop loin, que sa vie vienne de moi, du sang que je n’ai plus de ces mots que je cherche, qui m’échappent. in Morceaux de ciel, presque rien, Gallimard 2001

Claude esteban, 19

C’était le temps des choses toutes petites, on avait tous les droits, juste pour rire ou pour rien, on pouvait prendre le soleil à pleines mains ou dormir sans remord dans le repli d’une chenille. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995

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