Moi la prétentieuse brillante étudiante en poésie morte citant René Char et puis c’est tout
Allégeance Paris 1947 Dans les rues de la ville, il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l’aima ? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt […]
La philosophie dans le dortoir
Au moment de se mettre au lit : « On est bien dans les parages de soi. On est bien en sécurité ».
Constance Luxembourg
les jours sans toi panique à bord questions sans fin et les lendemains et même demain recommencer sans toi espérer un rendez-vous sans l’annuler la vie sale ogresse mange tout cru les amants absolus se résoudre pied à pied le chemin y croire et progresser te clouer dans ma tête te porter bien caché ranger […]
Christophe lamiot enos
SOLEIL Nous allant nous promener côte à côte en boucle le soleil est sur nos nez côte à côte en boucle. Il fait bon se promener, promenons-nous, boucles, nez au soleil promenés, côte à côte en boucle nous, nos allants emmenés. Albany Des pommes et des oranges, Californie – II, Flammarion 2006
Jean-Claude Dubois
Que ma voix soit comme un accueil, d’une simplicité enfantine, d’une limpidité d’éclats de rire L’avenir doit rester une ultime élégance ; l’indifférence : l’une des pires saisons de l’automne et parler des bonheurs à venir doit cesser de me compromettre à tes yeux. L’épine et la mésange, Cheyne Editeur, 1993
« Précédent — Suivant »