météo
quand j’embrasse je ferme pas les yeux
nguyen khac hieu
Dans notre prochaine existence nous nous garderons bien d’être homme et femme Nous serons deux oies sauvages volant haut Les neiges aveuglantes les poussières rouges du monde nous les regarderons de loin comme si nous n’y étions jamais tombés pour A.
alabama song, Gilles Leroy
« Bébé, implorait Scott, arrêtons ce cirque, veux-tu ? Accordons nos violons. » Scott est très féru des expressions françaises, même s’il ne les connaît qu’à travers sa méthode Rosenthal, révisée avant chaque départ. Mais moi qui ne connaissais pas la métaphore populaire, j’ai entendu : « Accordons nos violences », et j’ai dit oui, tout de suite. Mercure […]
benoit conort, 2
Ne tends pas au jour son miroir de jour Ne cherche pas à la fleur une autre fleur pareille A coeur un autre coeur mouvant va passant oblique au plus près de l’ombre En avant où se défait le coeur Pour une île à venir, Gallimard (coll. le Chemin), 1988
Claude Esteban, 21
LII Eloignez-vous. Je veux être moi seul dans mon vertige. Que je vent me traverse, et que vos mains ne sachent plus me secourir. Laissez-moi. C’est l’orgueil qu’il me faut, l’âme sans guide. Votre amour m’aveuglait. Je veux marcher jusqu’au matin, les yeux ouverts. in Conjoncture du corps et du jardin, Le jour à peine […]
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