claude esteban, 20
Retirez-moi ce miroir, il ment, je veux voir la vie sur ses lèvres non pas la sienne, elle est trop loin, que sa vie vienne de moi, du sang que je n’ai plus de ces mots que je cherche, qui m’échappent. in Morceaux de ciel, presque rien, Gallimard 2001
Claude esteban, 19
C’était le temps des choses toutes petites, on avait tous les droits, juste pour rire ou pour rien, on pouvait prendre le soleil à pleines mains ou dormir sans remord dans le repli d’une chenille. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995
claude esteban, 18
Le coeur est si faible parfois qu’il peut mourir d’un mensonge j’ai touché ton bras dans la nuit, il était froid comme les arbres si tu m’aimes, ne reviens pas à l’heure où la terre manque. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995
Claude esteban, 17
Ou si le corps ne s’interpose plus de tout son poids nocturne. Soleil. Soleil et sol. Qui me retient Qui parle de poursuivre – in La Saison dévastée, Le jour à peine écrit (1967-1992), Gallimard 2006
claude esteban, 16
LXI Tu es si loin. Je n’entends plus ta voix dans le murmure jaune des jonquilles. J’écoute mieux. Je fais mine de m’endormir contre la terre. Tu aimais tous ces jeux d’enfants, jadis, je me souviens. Tu te cachais. Tu devenais papillon, abeille. Tu t’envolais. Tu venais boire sur mes cils. Veux-tu de moi pour […]
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