louise a.

s’habiller de lumière

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claude esteban, 18

Le coeur est si faible parfois qu’il peut mourir d’un mensonge j’ai touché ton bras dans la nuit, il était froid comme les arbres si tu m’aimes, ne reviens pas à l’heure où la terre manque. in Quelqu’un commence à parler dans une chambre, Flammarion 1995

Claude esteban, 17

Ou si le corps ne s’interpose plus de tout son poids nocturne. Soleil. Soleil et sol. Qui me retient Qui parle de poursuivre – in La Saison dévastée, Le jour à peine écrit (1967-1992), Gallimard 2006

claude esteban, 16

LXI Tu es si loin. Je n’entends plus ta voix dans le murmure jaune des jonquilles. J’écoute mieux. Je fais mine de m’endormir contre la terre. Tu aimais tous ces jeux d’enfants, jadis, je me souviens. Tu te cachais. Tu devenais papillon, abeille. Tu t’envolais. Tu venais boire sur mes cils. Veux-tu de moi pour […]

Claude Esteban, 15

LXV Aubaine de mon voyage. Dans le jardin, j’ai ramassé un caillou. J’ai tant cherché. Un caillou gris, pareil aux autres. Que la nuit vienne maintenant, je ne crains plus. J’ai le talisman qui me sauve. Je suis le maître des chemins, le prince des métamorphoses. in Conjoncture du corps et du jardin, Le jour […]

claude esteban, 14

ne trouvant plus le mot juste mais ce qui troue, traverse taraude guêpe, scorpion, scalpel fourmis milliers de fourmis rouges in Trajet d’une blessure, La mort à distance, Gallimard 2007

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